Rabu, 05 Februari 2020

Le monde comme il me parle (Documents t. 2)

Category: Livres,Sciences humaines,Médias et communication

Le monde comme il me parle (Documents t. 2) Details

Kersauson par Olivier ou sous la mer, l'homme de coeur." Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part... Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls. J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul. La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent. La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est " dans le groupe ". Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons. Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire... c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique ! On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. " O. de K. À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.

Reviews

Le portrait d'un homme libreJ'ai eu le privilège de le lire pendant mon séjour dans le Pacifique, j'ai donc pu effleuré cette partie du monde qu'il aime tant.L'écriture et peut être un peu moins poétique que dans Ocean's songs mais l'esprit et le caractère de M Kersauson est bien la. Dans cet ouvrage il se dévoile un peu plus que dans le précédent, je ne suis pas toujours d'accord avec lui sur certain sujet mais sur l'essentiel on s'y retrouve.J'ai beaucoup aimé son sentiment sur les politiques et son résonnement reptilien.C'est un livre qui fait du bien dans notre monde d'instantanés, de raccourcis et de fausses relations sociales. Olivier de Kersauson pose un regard contemplatif, parfois nostalgique sur son monde et ses contemporains. On sent qu'il à vécu chaque seconde de sa vie intensément et qu'aujourd'hui il tourne une page dans sa vie et sur les courses mais s'accorde des moments de grâce ds le Pacifique, une vie simple mais tellement belle.Comme il dit, les mots ne sont parfois pas assez forts pour exprimer les choses qu'on aime tant! mais iI parviens toutefois à nous émouvoir grâce à ce livre.

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